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Insurrection

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Les billets de cette catégorie offrent des réflexions sur l'urgente nécessité d'une insurrection et sa mise en pratique.

Protest song endiablée

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Merci à Alexis Kraland (Street Politics) pour les séquences vidéos, à Lundi matin pour la plupart des photos et à toutes celles et ceux qui trouvent plus de sens à tenir en respect la police plutôt qu'à continuer de jouer le jeu du capitalisme démocratique.

Vidéo HD, avec paroles en sous-titres, également disponible sur les plates-formes centralisées youtube et dailymotion.


#JeSuisParsNaturae

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FRANCE-SHOOTING/Depuis le massacre perpétré ce 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo et des assassinats qui l'ont suivi, il devient quasiment impossible d'aborder un autre sujet. Je m'étais initialement refusé à écrire quoi que ce soit dans le flot émotionnel qui s'est immédiatement épanché. Mais depuis les manifestations massives du dimanche 11 janvier, étant donné qu'il était partout décrété que nous vivions un moment historique auquel j'ai, en toute conscience, décidé de ne pas participer, j'avais pensé publier ici ma propre réaction dans la rubrique Au comptoir, afin d'expliciter pourquoi je ne pouvais éthiquement pas me résoudre à me rendre aux manifestations qui se sont succédées, qu'elles soient organisées ou spontanées.

Réflexion faite – le temps faisant son ouvrage, quand bien même, en l'espèce, il œuvre particulièrement rapidement –, quelques analyses critiques pertinentes ont commencé à voir le jour. Cependant je n'y ai pour l'instant pas retrouvé l'essentiel de ce qui constitue ma propre analyse. Celle-ci étant directement liée à l'esprit révolutionnaire constituant le cœur de ce blog, ce billet trouve mieux sa place dans la catégorie Insurrection.

Tout me pousse en effet à penser que la problématique principale de cet événement – pour lequel il est flagrant que chacun d'entre nous est en recherche d'explications dont la rationalité parviendrait à s'extraire du torrent passionnel ambiant  – réside dans l'absence d'une critique radicale de ce en quoi il a été instantanément qualifié : un acte terroriste.

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Voter tue

dans la catégorie Insurrection

Voter tue

Je ne vote plus depuis cinq ans. Le choix de l'abstention ne fut pas une décision facile à prendre, mais mûrement réfléchie. Ce refus de voter a suscité dans mon entourage de vives critiques, souvent enflammées, comme s'il représentait quelque chose qui sortait de l'ordre du concevable et par là-même de l'acceptable. Pourtant, plus ma réflexion sur le sujet avance, plus elle me conforte dans ce choix conscient d'abstention active. Plus aussi, la critique qu'il exprime se radicalise, au point qu'à présent, j'en viens à considérer comme une stupidité aveugle le conformisme de ceux qui se résignent encore à voter. Ce billet tente d'expliciter le raisonnement qui me conduit aujourd'hui à approuver la justesse de ce slogan tagué sur un mur du XXe arrondissement de Paris, photographié en février 2012 : « Voter tue ! ».

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La fabrique de la loi

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Les questions juridiques, on s'en fiche, on a des juristes pour les régler !

C'est ainsi que m'a interrompu la députée socialiste du Nord, Audrey Linkenheld, lors d'une audition où j'expliquais aux deux rapporteurs de l'Assemblée nationale les problèmes, tant juridiques que politiques, suscités par un projet de règlement instituant un brevet unitaire, alors en cours de discussion au Parlement européen. Je ne sais si elle mentait par ignorance ou tartuferie, mais quoi qu'il en soit, on ne peut se tromper davantage !

Car lorsqu'il s'agit de la fabrique de la loi, mes années d'activisme pour la défense des libertés informationnelles m'ont appris que la compréhension des problèmes et des textes juridiques sont un élément essentiel permettant d’appréhender l’imposition de rapports de domination et de lutter contre. Je n'ai pas la prétention de me prendre pour un juriste, je n'ai fait aucune étude de droit. J'ai cependant acquis avec l'expérience une certaine capacité d'analyse des textes de loi, à débusquer les failles juridiques – capacité assez voisine de celle enseignée par ma formation scientifique pour chasser les bugs dans un code informatique – et à intervenir dans le processus d'élaboration de la loi afin de l'infléchir.

Ceci est à la portée de tout citoyen. Et c'est même un devoir dans une société reposant prétendument sur la démocratie représentative – pour peu que cette expression ne soit un oxymore, j'aurai sans doute l'occasion d'y revenir – de ne pas perdre de vue le contrôle du pouvoir octroyé à nos représentants d'organiser par la loi les règles de vie dans cette société. Je vous propose donc dans ce billet de partager cette expérience de la fabrique de la loi.

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Et la fraternité ? Bordel !

dans la catégorie Insurrection

En me promenant près des Buttes Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris, je suis tombé sur un carrefour intriguant.

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La rue de la Liberté se heurte et se poursuit en rue de l'Égalité, rejetant perpendiculairement à leur intersection la rue de la Fraternité.

La première impression me venant à la vue de ce carrefour fut qu'il illustrait bien là, le peu de cas que l'on fait généralement du dernier terme de la triade républicaine française par rapport à ses deux illustres prédécesseurs que sont la liberté et l'égalité. Puis, immédiatement après, l'intuition que la fraternité possédait intrinsèquement un caractère subversif, propre à soutenir et motiver une insurrection.

Je vous propose donc dans ce billet d'embrasser ensemble le potentiel insurrectionnel porté par le concept de fraternité et pourquoi pas en musique :

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S'attaquer à la propriété

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S'attaquer à la propriété est incontournable, puisque c'est cette notion même de « propriété » qui semble justifier depuis au moins deux siècles et demi les rapports de domination assujettissant la majorité du peuple à être gouvernée par une minorité de possédants.

Mais puis-je moi-même m'attaquer à la propriété ? Ai-je bien les outils pour le faire ? La problématique n'est pas nouvelle et a depuis longtemps été traitée philosophiquement, politiquement, sociologiquement, économiquement, etc. D'une part, je n'ai lu ni Hobbes, ni Locke, ni Marx, ni même Proudhon. Je pense connaître les grands traits de leur pensée en ce qui concerne la propriété, mais sans avoir directement lu leurs écrits, je ne puis que me fier à ce que leurs commentateurs en ont présenté. Or sur un sujet d'une si grande importance, je ne puis faire l'impasse d'une connaissance non-tronquée, si je ne veux commettre d'erreur flagrante de raisonnement. D'autre part, quand bien même aurais-je lu exhaustivement les penseurs qui ont conceptualisé cette notion de propriété, qu'aurais-je à apporter à sa critique qui n'a déjà été soulevé ?

Il se trouve que j'ai été confronté dans mon activisme militant pour les libertés sur Internet à ce que l'on nomme propriété intellectuelle. C'est par ce biais que je peux espérer trouver une réflexion enrichissante me permettant effectivement de m'attaquer à la propriété.

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Le poids de l'ordre social voltairien

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L'esprit d'une nation réside toujours dans le petit nombre qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne.

Cette citation de Voltaire revient comme un refrain dans les exposés – ô combien instructifs – d'Henri Guillemin diffusés par la radio télévision suisse. Bien évidemment, à propos de la Révolution de 1789 et de l'avènement d'une richesse mobilière – banquiers, affairistes, riches commerçants – succédant à la richesse immobilière – noblesse et clergé. Mais on retrouve également cette citation pour illustrer la prise de pouvoir de Napoléon, ou la politique intérieure poursuivie par Adolphe Thiers en 1870 et pendant l'insurrection de la Commune de Paris. Ou encore lors de l'inexorable progression vers la première guerre mondiale durant les gouvernements successifs de la IIIe République sur fond de déchirements vis-à-vis de la mise en place d'un impôt sur le revenu. À toute époque, cette conception voltairienne de l'ordre social a été ce qui a guidé la conduite des affaires politiques, tant intérieures qu'extérieures.

Il semble qu'il ne faille pas cesser de rappeler cette citation, tant elle illustre toujours aussi parfaitement à l'heure actuelle l'essence même de ce qui ordonne les rapports sociaux.

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Pas de José, pas de défilé – Mon 14 juillet au poste

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Une ou deux semaines avant la fête nationale, des militants altermondialistes distribuaient des tracts, qu'on pouvait également télécharger sur Internet, avec pour mot d'ordre « Pas de José, pas de défilé : photocopiez ce document et brandissez-le lors du passage du “Chef” de l'État sur les Champs Élysée, lundi 14 juillet ! »

Le jour dit, je colle 2 tracts sur une branche « cueillie » la veille dans la forêt de Fontainebleau et je pars prendre le métro, ma pancarte à la main. Les stations des Champs étant bien entendu fermées, je tente de gagner le défilé par le pont des Invalides. Hélas en m'approchant, je découvre que le pont est « filtré » par une bonne dizaine de représentants de l'ordre qui imposent une fouille des sacs à toute personne voulant gagner la rive droite de la Seine. Tant pis je tente ma chance !

Et j'ai bien raison, puisque mon sac ne contenant aucun objet « contondant », le policier qui le fouille me laisse passer, ne remarquant même pas ma pancarte, que pourtant je ne cache pas… Dix mètres plus loin, il me rappelle : "hé ! j'avais pas vu ça, vous avez quoi à la main ?" Circonspect, il examine ma pancarte, prend un air embêté et me sermonne de rester discret. J’acquiesce, trop content de me retrouver en face d'un gardien de la paix plutôt pacifique, lui reprend la pancarte des mains, lorsque son chef intervient, costume sombre, taille impressionnante, visage carré derrière des lunettes noires : "Niet ! NIET ! Pas de ça !" Je rebrousse alors chemin, restant sourd aux appels des policiers, n'ayant pas envie de savoir pourquoi ils voudraient encore me retenir.

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