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décembre 2013

Premières mesures révolutionnaires : disjoindre travail et possibilité d'exister

dans la catégorie Ressources

Nous abordons dans ce quatrième billet autour du livre d'Éric Hazan et Kamo, Premières mesures révolutionnaires, les mesures qui, en mettant en cause les deux piliers du capitalisme démocratique que sont le travail et l'économie, augurent un changement radical de notre quotidien dans notre manière de faire société. Celle-ci est en effet quasi exclusivement organisée, dans l'ordre social dominant actuel, autour du travail salarié et de la recherche de l'abondance économique. Et le capitalisme démocratique parvient à imposer sa domination sur la quasi intégralité de notre mode de vie précisément grâce au travail et à l'économie.

Cette omnipotence du travail et de l'économie dans l'ordre social dominant actuel est telle qu'il est nécessaire – en complément de la posture adoptée par Kamo et Hazan de ne pas s'étendre sur le constat de sa faillite – de revenir sur les raisons exigeant qu'une insurrection s'attaque de front à ces deux piliers. Ce billet s'attache ainsi à ne discuter temporairement que du seul travail, tant la discussion à son seul propos peut être riche, laissant la critique de l'économie au billet suivant. Contrairement aux précédents billets, celui-ci ne suit donc pas linéairement le texte de Premières mesures révolutionnaires qui associe travail et économie, constatant avec justesse que les deux notions sont indissociables. Il est toutefois plus que probable qu'en explorant en détail les mesures requises pour mettre en pièces l'imposant pilier du travail, ses fondations dans l'économie soient ébranlées dans le même mouvement…

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Interlude de la solitude

dans la catégorie Poésies

Prenant beaucoup de temps pour rédiger les prochains billets autour du livre d'Éric Hazan et Kamo, Premières mesures révolutionnaires, qui aborderont les questions – si fondamentales qu'elles demandent une étude sérieuse retardant la publication de ces billets – liées au travail et à l'économie, j’interromps momentanément cette série de billets, pour partager un texte et une musique de Léo Ferré : La solitude.

Il y a dans cette chanson tout à la fois une beauté artistique indéniable, une poésie dont les mots ont cette acuité magnifique qui vient directement frapper les sensibilités, une puissance politique évidemment porteuse d'insurrection et cette aisance à démonter les lieux communs – en l'occurrence que la solitude ne pourrait engendrer que la compassion envers celui qui l'éprouve en raison de la croyance pathologique que la solitude serait indiscutablement à plaindre, ou qu'elle irait à l'exact opposé du concept de fraternité dont le caractère éminemment subversif en fait, selon moi, un élément indispensable de l'insurrection.

Je me garderais bien de tout commentaire ou analyse de cette œuvre dont la puissance ne pourrait être mieux appréhendée qu'en se laissant pénétrer par sa forme brute. Lisez et écoutez plutôt cette interprétation d'Hubert-Félix Thiéfaine magnifiant cette chanson exceptionnelle…

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